Je marche dans la rue, les gens me regardent passer, mes larmes coulent sans même que je m'en rende compte. Il y a ce prénom qui résonne dans ma tête "Enzo... Enzo... Enzo...", pourquoi m'a-t-il fait ça ? Il est horrible, je l'aimais...
Un mec - Hey ! Emma, alors comme ça on se fait larguer ? C'est con hein ! T'aurais pu te douter que Enzo ne voulais que ça quand même ! T'es vraiment conne comme fille !
Je ne connaissais pas ce mec mais chacun de ses mots me blessaient davantage. Et la mort de mon meilleur ami n'arrangeait pas les choses, je l'aimais tellement lui aussi, il me guidait, c'était mon confident. On ne se disputait jamais sauf lorsqu'il me disait de me méfier d'Enzo mais il avait raison. Il avait toujours raison...
Moi - Lâche-moi !
Le mec - Ah mais il ne faut pas s'énerver ma jolie ! Au pire si t'es en manque je suis là !
Moi - Ta gueule...
Le mec - Qu'est-ce que t'as dis là ? Répète pour voir ?
Je ne répondis rien car je savais ce qui m'attendais si je rappliquais.
Le mec - Ah bah j'aime mieux ça !
Je n'en pouvais plus, je voulais m'effacer... Enzo m'avait poussé à bout. Il m'avait jeté en me disant que j'étais bonne mais qu'une seule ne lui suffisait pas, et moi je l'aimais. Pourtant il m'avais frappé, une fois, ou deux, ou peut-être même trois je ne me souvenais plus. Je voulais oublier tout ça...
Moi - Tu ne sais pas où je pourrais trouver quelque chose pour oublier un peu ça...
Le mec (rigolant) - Ah sacré Enzo, tu vas même la faire tomber dans la drogue.
Moi - Dis-moi où je peux en trouver s'il te plaît !
Le mec - Tiens prends ça !
C'est là que je vis pour la première fois cette boîte de pilules... J'avais un peu peur mais j'en avais vraiment besoin.
Moi - Qu'est-ce que c'est ?
Le gars - Ne t'occupe pas de ça ! Ça te ferra du bien tu verras ! Et si t'en veux d'autre je suis au skate-parc tous les vendredi soir ! Pour cette fois je suis sympa c'est gratuit !
Moi - Ok merci...
Le gars - De rien ma belle ! Au fait, moi c'est Maxime.
J'avais pris une pilule ce soir là... Il avait raison, je me sentais mieux, je voyais la vie en rose, je me disais qu'Enzo allait revenir me chercher et cette idée m'émerveillait... Au bout d'une semaine je n'avais plus de drogue et il m'en fallait d'autre, alors tout les vendredi soir j'allais au skate-pack claquer mon argent dans ces conneries mais un jour mes parents s'en sont rendus compte et c'est lorsque j'ai vu le regard d'Emilie que j'ai pensé qu'il était temps d'arrêter ces saloperies...
[Fin du Flash Back]
Moi - Non Emma ne recommence pas ça, il ne faut pas...
Et pourtant j'en avais besoin, mais je m'étais promis de ne plus jamais recommencer. J'avais gardé la boîte pourtant ? Pourquoi ? J'aurais mieux fais de la jeter. Il m'en fallait, Bill m'avait détruit en m'enlevant tout espoirs de le retrouver. Après tout la vie était tellement injuste avec moi, elle me devait bien ça. Je pouvais bien en prendre une. Juste une. Après je ne le ferais plus...
Moi - Cette fois Emma c'est la dernière...
Je disais ça sans vraiment y croire, au fond de moi je savais bien qu'il ne fallait pas que j'y touche mais la tentation était trop forte, je me sentais vraiment mal. Je le regretterais sûrement après... mais tant pis... c'est injuste, pourquoi avec moi ça ne s'est pas aussi bien passé que pour Tom. Je pris une de ces pilules. Trop tard. J'avais recommencé. l'esclavage recommençait. Quelques minutes plus tard je me sentais terriblement bien, comme avant. J'étais allongée sur mon lit et de merveilleuses pensées me traversaient l'esprit... Mais je n'aurais sûrement pas dû...
Du côté du groupe, Tom était allé voir son frère pour lui dire de venir avec eux, Emma était partie chez elle, il ne la croiserait donc pas. Ils avaient tous rigolés un peu sauf Emilie qui ne se sentait pas très bien et Bill qui lui n'était pas d'humeur à rire.
Tom - ça va ma puce ? Tu te sens bien ?
Emilie - Désolée de remettre le sujet en cause mais je le sens mal avec Emma...
Bill - Comment ça tu le sens mal ? De quoi que tu sens mal ?
Emilie - Elle ne va vraiment pas bien...
Bill - Elle n'avait qu'a y réfléchir plus tôt !
Emilie - Bill s'il te plaît, parle pas comme ça d'elle devant moi...
Gus - Tu veux qu'on aille la voir ?
Bill - Sachez que je ne viendrai pas avec vous !
Emilie - ça on aurait deviné Bill ! Et la question ne t'était pas adressée !
Georg - Bon alors, tu veux y aller ?
Emilie - Non merci, ça va aller mais ce soir j'irai dormir à la maison.
Tom - Comme tu voudras mais essaye de penser un peu à autre chose ! Essaye de passer un bon aprèm'.
Emilie - Je vais essayer...
Pendant ce temps je divague entre le blanc et le noir. Oh mon dieu en plein délire ! Oui je délire complètement. Quelle sensation étrange, je ris, je pleure, je déteste, j'aime, je souffre et m'apaise en même temps. J'avais presque oublié tout ça ! Je passe tout en revu. L'amour, la haine, l'amitié ! Je suis tellement bien... je suis dans un autre monde où je ne connais rien ni personne. Personne, oui c'est ça, je ne veux voir personne ! Mais la vie en a vraiment contre moi, j'entends des pas qui se dirigent vers ma chambre, si c'est mes parents je suis trop dans la merde, mais tant pis, pour l'instant c'est le dernier de mes soucis. La porte s'ouvre, c'est Emilie, mais qu'est-ce qu'elle veux ! J'ai dis que je voulais voir PERSONNE !
Emilie - Coucou ma puce... Je suis revenue parce que je sentais que tu n'allais pas bien. Tu veux en parler ?
Moi - Hein ? Quoi ?
Emilie - Qu'est-ce qui se passe, t'as les yeux minuscules !
Moi - Laisse-moi, je veux être seule !
Emilie - T'es bizarre Emma ! Qu'est-ce qui se passe ?
Moi (pleurant) - Mais laisse-moi !
Emilie - C'est quoi le délire ? T'as bu ?
Moi (rigolant) - Non mais ne cherche pas, tu ne comprendrais pas et en plus tu gueulerais !
Emilie - Rien à faire, tu me dis toute suite ce qu'il y a !
Moi - NON !
Emilie (voyant la boîte de pilules) - Putain c'est quoi ces conneries ?
Moi (morte de rire) - Je t'avais dis de pas t'en mêler !
Emilie - Mais merde Emma ! Tu m'avais promis de ne plus jamais recommencer ! Comment tu peux faire ça !!!
Moi - Ben je pouvais pas non plus savoir ce qui allait se passer dans l'avenir !
Emilie - Tu me fais chier Emma ! Tu m'entends, tu m'emmerdes !!! C'est bon je dégage je veux pas rester avec une toxico moi !
Là ce fut le mot de trop... Une toxico ? C'est bon j'en suis pas à ce point quand même ! Et je repleurai... pleurer, pleurer, ne savais-je donc faire que ça ? Puis je retourna dans mes hallucinations, de belles idées me traversaient l'esprit puis le vide total. Et mes idées noires qui reviennent. Cercle vicieux. Je ris, je pleure. Mais je me sens tellement mieux comme ça...
Emilie était retournée chez les Kaulitz en pleurant... Elle aussi ne voulait voir personne alors elle passa devant les garçons, sans rien dire, puis rentra dans la chambre de Tom en claquant la porte pour terminer de pleurer ses dernières larmes... Mais Tom et Bill voulurent venir la voir...
Tom - Qu'est-ce qu'il y a mon c½ur ? ça c'est mal passé avec ta s½ur ?
Emilie (pleurant) - Elle en a reprit Tom, elle en a reprit !
Tom - De quoi qu'elle a reprit ?
Emilie - Il y a deux ans. Emma allait très mal, son meilleur ami était mort et son mec, un salop, l'avait plaqué après lui avoir prit sa virginité. Elle avait commencé la drogue et là elle vient d'en reprendre ! Je ne comprends pas, pourquoi elle avait gardé la boîte ? Elle m'avait promis de ne jamais recommencer !
Bill - Tu déconnes là ?
Emilie (énervée) - J'en ai l'air ?
Bill - Putain mais pourquoi elle fait ça ? A cause de moi ? Mais bordel elle avait cas ne pas coucher avec Tom !
Tom - Euuuh... Bill ? Je suis à côté là ! Et puis elle t'aime je te rappelle ! T'aurais du voir comment elle s'en voulait !
Bill - Putain mais ce n'est pas possible ! C'est bon, moi je vais la voir j'ai quelques mots à lui dire !
Emilie - Non Bill ne fait pas ça ! Elle n'est pas dans son état normal, ça pourrait mal tourner !
Bill - Je m'en fous, il faut que je lui dise quelque chose ! ça me dégoûte !
Emilie - Mais putain Bill ! Revient ! Fais pas ça ! Je veux pas qu'elle aille encore plus mal ! REVIENS !!!!!!
Mais Bill était déjà en chemin pour venir me parler... C'était sûrement une très mauvaise idée... D'autant plus qu'il était en colère et que moi je passais d'une humeur à une autre en quelques secondes... Ce qu'il allait me dire risquerais de m'enfoncer encore un peu plus... Mais c'était trop tard, Bill marchait d'un pas bien décidé.