Deux vies.Chapitre 18 : Moi, jalouse ? Jamais.

Deux vies.Chapitre 18 : Moi, jalouse ? Jamais.
Depuis le début de la soirée, Shany n'arrête pas de m'envoyer de mauvais regards. Alexane parle tranquillement avec Georg, Tom se moque de Shany, Gustav a les mains dans les poches et je ne sais pas où est Chloé. Bill n'a toujours rien dis, je n'arrive pas à le faire boire une seule goutte d'alcool depuis une demi-heure. Je crois qu'il se doute de quelque chose. Il me prend soudainement par la main et m'emmène sur la piste, sans prendre le temps de me demander si j'en avais envie. Ses pas guident étrangement les miens. Je n'aime pas danser et je suis peu à l'aise sur une piste de danse. Il s'en rend compte et cela semble le faire rire.
_ Alors, dis-moi Eina, ton enquête avance-t-elle ?
_ Tu veux dire, mon enquête sur toi ?
_ Bien sûr, parce que tu en as d'autres en plus ?
_ Je suis une fille très prise mais non, mon enquête n'avance pas.
_ La mienne avance doucement.
_ Pardon ?

Il sourit d'un air malin et me fait tourner sur place. Je lui lance un regard noir qu'il ignore. Shany nous regarde depuis le bar. Si elle pouvait, cela ferait bien longtemps qu'elle m'aurait étranglée.
_ Quelle enquête Bill, j'insiste.
_ Mon enquête sur toi, évidemment.
Je m'arrête de danser. Il essaye de me faire reprendre les pas mais je le laisse seul et pars m'asseoir sur un de ces hauts tabourets. Il soupire et vient me rejoindre. Finalement je n'aurais même pas eu besoin de le faire boire pour savoir ce qu'il mijotait.
_ Eira...
_ EINA ! NA ! Pas RA !

Il rigole doucement tout en secouant la tête de droite à gauche.
_ Pardon. Alors Eina. Ne m'en veux pas.
_ Non bien sûr ! Tu te fous de moi depuis le début mais je ne t'en veux pas ! Ben voyons !
_ Je ne me fous pas de toi !
_ Ah bon ? Et qu'est-ce que c'est alors cette enquête ! C'est pour mon bien peut-être ?
_ On peut dire ça comme ça.
_ Ah. Alors vas-y raconte-moi, qu'est-ce que tu veux savoir sur moi ?
_ Toutes sortes de choses.
_ Et pour quoi faire ? Tu veux te servir de moi par la suite ?
_ Mais non ! Tu te trompes !
_ Je m'en fous je ne te fais plus confiance.

Je croise les bras et détourne la tête. Je l'entends soupirer. Il pose ses lèvres sur ma joue jusqu'à ce qu'elles glissent sur les miennes. Il me vole un baiser. Surprise, je ne réagis d'abord pas et profite du moment qui s'offre à moi. Mais je me reprends rapidement et le repousse violemment.
_ A quoi tu joues ! je hurle.
_ Arrête, tout le monde nous regarde.
_ Tu devrais avoir l'habitude, toi qui est le grand Bill Kaulitz
, lui dis-je sur un ton de reproche.
_ Je ne suis pas celui que tu crois.
_ Fiche-moi la paix.

Je m'enfuis et le laisse seul. Je vois Georg nous regarder bizarrement. Bill soupire et s'assoit sur le tabouret où j'étais assise quelques secondes avant. Alexane me suit tandis que je m'installe plus loin, toujours devant ce bar.
_ Qu'est-ce qui s'est passé ? me demande-t-elle.
_ Tom avait raison, il se foutait de moi.
_ Comment tu sais ça ?
_ Il m'a dis qu'il faisait une « enquête », il veut savoir le maximum de choses sur moi.
_ Et dans quel but ?
_ Je n'en sais rien.

Alexane semble réfléchir quelques instants. Elle boit une gorgée dans un verre qui je suppose n'est même pas le sien.
_ Il y a quelque chose de bizarre, dit-elle.
_ Comme quoi ?
_ Georg ne m'a pas parlé de toi une seule fois ce soir et c'est Bill qui s'y colle.
_ Et alors.
_ Et alors je me demande si ce n'est pas lié.
_ Tu sais ce que Georg veut savoir sur moi ?
_ Non. En tout cas les questions qu'il m'avait posées sur toi la dernière fois étaient vraiment banales. Je ne sais pas ce qu'ils cherchent mais on va trouver
, dit-elle sur un ton malicieux.
Je la regarde sourire bêtement. Elle observe son bassiste qui lui fait de grands signe. Elle l'imite en répétant des « toi tu vas morfler chéri... ».

_ C'est quoi ton plan ? je demande.
_ Je vais le faire boire.
_ Eh ! C'était mon idée ça !
_ Oui mais puisque tu as échoué, laisse-moi essayer à mon tour.
_ Si tu veux...
_ Dès que j'en sais un peu plus, je te préviens.

Je hausse les épaules. Cette histoire me fatigue vraiment. Tom est en train de parler avec une autre fille et je remarque que Shany s'est rapprochée de Bill. Intérieurement, je rage. Bill le remarque et sourit. Je l'ignore et leur tourne le dos.
Quelques instants plus tard, Chloé s'approche de moi et Alexane. Les deux s½urs se lancent un regard mauvais. Alex me chuchote un « qu'est-ce qu'elle veut celle-là » tandis que Chloé s'assoit à côté de moi, mais à l'opposé de sa s½ur, bien evidemment. Entourée des deux jumelles je me sens comme mal à l'aise.

_ Bon Eina, maintenant que ton vaillant chevalier n'est plus là, je t'apprends à boire ?
_ Fiche-lui la paix Chloé, ce n'est pas le moment !
réagit Alex.
_ Toi je ne t'ai pas parlé à ce que je sache.
_ Qu'est-ce que tu viens faire ici ! Tu me suis ?
_ Alex, si j'avais su que tu étais dans les parages, crois-moi je ne serai pas venue.
_ Alors pourquoi tu ne dégages pas !
_ Eina m'a demandé de rester. Et puis je suis encore libre de faire ce que je veux, lâche-moi.
_ Arrête de me pourrir la vie !
_ Moi je te pourris la vie ? C'est la meilleure celle-là !

Alex lui lance un regard tueur et s'en va en pestant. Gênée, je grimace. Je ne sais pas si j'ai bien fait d'insister pour que Chloé reste dans le coin.
_ Je t'avais dit que ce n'était pas une bonne idée qu'on se parle elle et moi, me dit Chloé.
_ Je sais. Pourquoi vous vous êtes disputées ?
_ Je ne veux pas en parler.
_ Comme tu veux.
_ Prend ça.

Elle me tend un verre en souriant, oubliant déjà son entrevue avec sa s½ur. Je soupire et avale d'un seul coup la boisson.
_ Hé doucement, me dit-elle, si tu vas si vite tu vas mal finir.
_ Tant pis, j'en ai marre.

Elle rit et relève un sourcil. Je jette encore un coup d'½il vers Bill. Il parle avec Shany qui rit aux éclats. Je fronce les sourcils, agacée.
_ T'es jalouse d'elle ? me demande Chloé.
_ Non, je m'en fous.
_ Ce n'est pas flagrant.

Je ne réponds pas et me sers un nouveau verre que je bois aussi rapidement que le premier. La dernière gorgée a du mal a passer. Je ferme les yeux de manière crispée et l'avale en secouant la tête. Chloé ne peut pas s'empêcher de rigoler. Lorsque je rouvre les yeux elle a déjà mit un nouveau verre devant moi.
_ Tu veux que je finisse par vomir ? je demande.
_ N'inverse pas les rôles, c'est toi qui m'a demandé de te faire boire.
Oui, enfin je n'ai jamais demandé à en être malade non plus. Mais en voyant Bill se rapprocher dangereusement de Shany, je prends fermement le verre dans mes mains et avale son contenu rapidement. Chloé rigole et moi je sens déjà la tête me tourner.
_ Ce n'est pas si difficile que ça que de te faire boire, me dit-elle.
_ Je le sens mal.
_ ça t'embête hein ?
_ De quoi ?
_ Que Bill soit avec une autre.
_ Non. De toute façon c'est moi qui l'ai lâché.
_ J'ai vu oui, vous n'êtes pas passés inaperçus, rassure-toi.
_ Il m'énerve.
_ Il te plait ?
_ Non.
_ Tu es sûre ?
_ Non.

Elle laisse échapper un faible rire et boit à son tour. Je pense soudainement au ridicule de ma situation. C'est moi qui voulait faire boire Bill pour savoir ce qui se passait dans sa petite tête et finalement, c'est moi qui vais me retrouver dans un sale état. Je suis pathétique.
Je bois encore deux verres. Je pense qu'il ne vaut mieux pas que je me relève, je risque de m'étaler ridiculement par terre. Chloé, elle, se trémousse sur son tabouret. Une drôle de musique est en train de passer. Shany est en train d'allumer Bill.

_ Grosse pétasse ! je hurle.
Bill m'a entendu et éclate de rire. Je lui lance un regard noir et évite de croiser ses yeux. De l'autre côté du bar, Alexane est avec Georg. Le bassiste est presque endormi sur la table. Alex tape brutalement sur celle-ci pour le réveiller. Il relève les yeux avec un drôle de sourire. Alexane lui tend un autre verre. Pendant ce temps, Chloé fait la même chose avec moi. Je finis par boire sans m'en rendre compte. J'enchaîne verre après verre et songe que c'est peut-être une mauvaise idée.
_ Chloé... je dis, je ne me sens pas bien.
_ Lève-toi alors
, me conseille-t-elle.
J'obéis comme un pantin. Je ne sais pas si c'est une illusion mais je me sens basculer de droite à gauche, chose qui me fait rire. Je ne vois pas très bien et la musique résonne durement dans mes oreilles. Lorsque je tourne la tête pour voir, encore une fois, ce que faisait Bill, je le vois en train d'embrasser Shany. Je fronce les sourcils méchamment et m'aventure alors vers eux. Je manque de tomber à plusieurs reprises, me raccrochant aux personnes qui m'entourent. Lorsque j'arrive près de Bill et Shany, je prends cette dernière par les épaules et la fais tomber par terre. La blonde m'hurle des injures que je n'écoute pas et se relève, prête à se battre contre moi.

_ Ah non, je dis, je veux pas me battre, je veux parler paficiquement.
_ Pacifiquement
, me corrige Bill.
_ Oh toi hein. Je ne sais pas ce qui me retient de t'épriter.
_ Etriper
, me corrige-t-il encore.
_ Bon t'arrête ! Dis que je parle pas bien aussi.
_ Tu parles mal.
_ Et toi tu parles trop bien, ce n'est pas mieux.
_ Qu'est-ce que tu nous veux !
crie soudain Shany.
Je pose mes mains sur mes oreilles après son hurlement hystérique.

_ Crie pas, j'ai pas les tympans de superman, je lui dis.
Bill rigole, comme d'habitude. Shany a posé ses mains sur ses hanches et me regarde d'un air hautain.
_ Bon alors, Bill t'es qu'un con.
_ Merci
, répond-t-il.
_ Et Shany, ben... t'es rien toi.
_ Tu es jalouse ?
demande-t-elle.
_ Jalouse, de toi ? je m'exclame.
_ Oui, tu es jalouse parce que Bill est avec moi et pas avec toi, c'est ça ?
_ Pourquoi t'es pas avec le faux rappeur au fait ? Il ne t'intéresse plus ?
_ Tu ne réponds pas à ma question.
_ Je ne suis pas jalouse de toi caniche, je ne me rabaisserai pas à ça.
_ Bon Eina, je te ramène à ta chambre
, dit Bill.
_ Quoi ? Non mais ça ne va pas ! Toi tu ne me touches plus un seul cheveu !
_ On en reparlera demain si tu veux bien, là tu n'es pas en état je crois.

Il me prend violement le bras et m'emmène avec lui. Je hurle et tout le monde se retourne vers nous.
_ Tu me lâches ! je crie.
_ Tu veux bien arrêter de nous faire remarquer comme ça ? me chuchote-t-il.
_ Non ! Tu me lâches ou je porte plainte contre toi !
_ C'est ça.
_ Bill ! Je veux rester ici !

Il soupire d'un air très agacé et me tire le bras. Je résiste et le gifle. Il se retient de ne pas s'énerver et souffle une bouffée d'oxygène, comme pour se calmer. Je l'entends dire un « puisque c'est comme ça.. » et il me soulève du sol pour me ramener dans ma chambre. Je lui hurle de me remettre sur le sol en lui criant que je suis capable de me débrouiller seule mais il ne semble pas m'écouter.
Nous nous retrouvons ensuite dans les couloirs. Je lui dis qu'il peut me lâcher maintenant mais il m'ignore complètement. Devant ma porte il me laisse enfin sur le sol. Je l'injure de tous les noms mais il ne dit toujours rien. Il fouille dans mes poches et prend ma clé. Il ouvre la porte, me reprend dans ses bras et part me m'allonger sur le lit. Je tente de me relever, voulant retourner à la soirée mais il m'en empêche.

_ C'est de la séquestration ! je lui hurle.
_ C'est ça, dit-il, énervé.
Il s'allonge à mes côtés et éteint la lumière. Je rallume celle-ci et le regarde, les yeux humides.
_ T'es méchant, je lui dis.
Il soupire et me demande de reteindre la lumière. Je refuse.
_ Eina il faut que tu dormes, dit-il.
_ Va-t-en.
_ C'est hors de question que je te laisse seule dans cet état.
_ T'as pas le droit de m'obliger à dormir avec toi. Va-t-en je t'aime pas.

Il pousse un long soupir et s'adosse contre le mur. Je maintiens mon regard tourné vers lui et attend qu'il s'en aille.
_ C'est quoi le problème, que je cherche des infos sur toi ou que j'étais avec Shany ?
_ Les deux.

A présent deux ou trois larmes coulent le long de mes joues. Il les voit et soupire encore longuement. Il prend ma main dans la sienne mais je la retire brusquement.
_ Laisse-moi t'expliquer, dit-il.
_ Je ne veux pas t'écouter.
_ Mais...
_ Tais-toi.

Il ne dit rien et me regarde droit dans les yeux.
_ Dors, on en reparlera demain, dit-il.
_ Je ne dormirai pas tant que tu seras là ! je crie.
_ Très bien. Dans ce cas tu ne dormiras pas.
Je ne réponds pas et voyant qu'il ne bluffait pas, je prends le livre qui était posé sur le chevet. Je le lirai jusqu'à temps qu'il parte. Mais je suis trop fatiguée, et l'alcool n'arrange pas les choses. Rapidement, je m'endors sur les lignes du bouquin. Bill me l'enlève des mains et m'allonge doucement. Je lui murmure un dernier « va-t-en » qui le fait sourire puis le sommeil m'emporte rapidement.


***

Eina est un cas social désespéré ! xD
J'espère que ce chapitre vous a plu. De mon côté, j'ai adoré écrire cette partie.
Je souhaite bonne vacances à tous ceux qui y sont et bon courage à ceux qui n'y sont pas encore.
Bisous. <3

# Posté le mardi 14 avril 2009 05:18

Modifié le mardi 14 avril 2009 12:31

Deux vies.Chapitre 19 : Drôle d'énigme.

Je me remémore la soirée d'hier soir et un sentiment de honte vient me hanter. Qu'est-ce que je peux être ridicule parfois. Bill dort encore, j'ai mis du temps à comprendre ce qu'il pouvait bien faire dans ma chambre, tout comme j'ai mis du temps à me rappeler comment j'avais réussi à retrouver ma chambre sans me tromper de porte. Je remarque que je suis habillée comme hier soir, j'ai sûrement du m'affaler comme une loche sur mon lit en arrivant ici. Quoi qu'il me semble avoir un brin de souvenir où je refusais de dormir tandis que mon chanteur me suppliait de le faire.
Je me lève doucement, faisant le moins de bruit possible pour ne le pas le réveiller et pars m'observer dans la salle de bains. J'ai vraiment une sale mine, mes cheveux sont dans tous les sens, ma robe aussi d'ailleurs. Je soupire et prends une douche, par la même occasion, je me torture l'esprit à essayer de me rappeler de ma soirée. J'étais en colère envers Bill, ça je le sais, je suis même allée lui crier dessus à plusieurs reprise. Je le revois encore avec Shany, riant aux éclats, et elle qui l'embrassait. Beurk...
Il me semble que c'est pour cette raison que je me suis énervée contre lui. Me jurant intérieurement que ce n'était absolument pas de la jalousie. Oui, tout ça je m'en souviens, la seule chose qui m'échappe c'est pourquoi Bill est allé avec Shany alors qu'il la déteste et qu'il était sensé passer la soirée avec moi !
_ Eina ? se fait-il entendre dans la pièce voisine.
Je fais la moue en songeant qu'il allait encore me voir dans un sale état puis soupire. Après tout, un peu plus, un peu moins, de toutes manières je ne sais pas si je pourrais faire mieux qu'hier soir.
_ 'jour, lançai-je en retournant près de lui.
Il semble surpris sans que je ne comprenne vraiment pourquoi. Son regard se pose sur moi, songeur. Je relève un sourcil mais il ne réagis toujours pas [commentaire à part, j'ai vraiment du mal avec une narration au présent. ><].
_ Qu'est-ce qu'il y a ? Je suis moche à se point ? je m'inquiète.
_ Tu ne me hurles pas dessus ? Tu ne me demandes pas de partir ? La nuit t'as calmée à ce point ?
Mon cerveau enregistre ces paroles lentement, je les analyse avec un plus grand retard encore.
_ Pourquoi devrais-je te crier dessus ? Ce serait plutôt à toi, je ne me souviens plus trop de la soirée mais assez pour savoir que j'ai du nous faire bien remarquer.
_ Ah, c'est pour ça.
_ C'est pour ça quoi ? T'arrêtes avec les énigmes !
_ C'est pour ça que tu ne cries pas. Tu ne te souviens pas. C'est mieux comme ça remarque.

Je fronce les sourcils méchamment, tentant tant bien que mal de comprendre ce qu'il pouvait insinuer par là.
_ Bill Kaulitz, je vous conseille de m'expliquer tout de suite ce que vous cachez derrière ces mots.
_ Hors de question, tu vas encore te prendre la tête pour rien.
_ Je te préviens, d'ici quelques heures j'aurais retrouvé la mémoire et si je considère ce que tu me caches est important tu vas morfler !

Il fait une grimace et relève ses yeux couleur chocolat vers moi. Je croise les bras d'un air sévère qui semble plutôt le faire rire. Je me mors la lèvre discrètement, je ne dois pas le laisser me faire penser à autre chose.
_ Tu ne te souviendras pas du tout, rigole-t-il, tu veux juste que je te dise tout.
_ A ta guise, je t'aurais prévenu.
_ Tu es sérieuse ?
_ Pourquoi tu ne veux pas me le dire ! J'ai le droit de savoir !

Il soupire et s'allonge de tout son long, les mains derrière la tête. Je le regarde faire en silence.
_ Parce que je ne veux pas que tu m'en veuilles.
_ C'est si tu ne me dis rien que je t'en voudrais.

Il éclate littéralement de rire, je lui lance un regard noir qu'il n'aperçoit même pas et me jette sur lui froidement, prenant ses poignets pour gêner ses mouvements.
_ Je te préviens, je vais m'énerver, je menace.
_ Je t'assure que tu ne vas pas être contente.
_ Tant pis, je prends le risque.
_ Promet-moi de ne pas me demander de partir de ta chambre après et de me laisser t'expliquer sans que tu ne me coupes la parole.

Je médite quelques instants. Me tendait-il un piège ?
_ Ça fait beaucoup de conditions tout ça, dis-je.
_ A prendre ou à laisser. [Je voudrais ouvrir la boîte n°18, île de France. xD]
_ Je prends.
Il ne me laissait pas vraiment de choix, de toute façon. Il se libère de mon emprise et s'assoit, dos contre le dossier. Je l'imite et attends patiemment. Il grimace encore, me suppliant du regard. Peut-être imaginait-il que j'allais revenir sur ma décision.
_ Pendant la soirée, il y a eu un moment où tu ne voulais plus me voir. Je suis allée avec Shany en espérant que tu sois assez jalouse pour revenir sur ta décision et me ramener avec toi. Le problème c'est que ça ne s'est pas passé comme prévu, Chloé t'a fait boire et ça a été la catastrophe.
_ Pourquoi je ne voulais plus te voir ?

Il baisse la tête, peu enjoué à l'idée de me révéler la suite. Je lui donne un coup de coude pour l'encourager.
_ Je faisais une enquête sur toi, tu as cru que mon frère te disait la vérité, dit-il avec un soupçon d'amertume.
Je fronce les sourcils et tente de me rappeler vaguement de ce détail. Ma mémoire s'éclaircit peu à peu, j'arrive même à ressentir cette même colère qui m'avait submergé la veille.
_ Dégage, répondis-je.
_ Tu m'as promis de ne pas me virer de ta chambre et de m'écouter !
_ C'était un piège, tu savais que j'allais accepter ! T'es qu'un abruti !
_ Laisse-moi juste te dire ce qui se passe, ensuite tu feras ce que tu veux.
_ Si tu ne veux pas partir c'est moi qui le ferai.

Il ne répond pas, secoue la tête de droite à gauche. Sur les nerfs, je me lève en vitesse et m'enfuis vers la porte. Le chanteur me supplie d'attendre et alors que je m'apprête à ouvrir cette foutue porte il me retient et me serre contre le mur. Mon regard noir le foudroie, il préfère l'ignorer.
_ Ok, j'avoue que me rapprocher de toi n'était pas innocent mais je ne te veux pas de mal !
_ Quoi alors !
j'hurle, les larmes aux yeux.
Il a un air désolé qui à ce moment là, me ferait presque pitié. J'évite soigneusement son regard tandis qu'il me serre plus tendrement contre lui.
_ Mais... soupire-t-il, je cherchais des infos pour Georg.
La phrase fait écho. Je rouvre les yeux que je venais de fermer délicatement avec brutalité. Il semble surpris lorsque je le rejette violement cogner contre le mur d'en face.
_ Quoi ! Qu'est-ce qu'il veut Georg ! je m'énerve.
_ Je ne peux pas te le dire Eina, ce n'est pas à moi de le faire, je te l'ai déjà dis.
_ Tu commences sérieusement à m'agacer Kaulitz, estime-toi heureux d'être encore en vie en ce moment même.
_ Mais c'est pour ton bien ! Pourquoi tu rejettes tout autour de toi ! Je te l'ai dis, je ne te veux pas de mal.
_ Et je ne te connais pas, j'ai aucune raison de te faire confiance.

Mes paroles semblent le blesser. Je pourrais jurer avoir vu ses yeux briller, un peu trop humides. Je m'échapper rapidement de la chambre, ayant peur de craquer. J'ai besoin d'être seule pour réfléchir, il m'influence beaucoup trop.

Non-chalament, je frappe à la porte du batteur. Georg vient m'ouvrir et son sourire s'étire énormément à ma vue. Pas le mien. Et il du le remarquer car rapidement son sourire se tord dans une grimace peu rassurante. Je ne demande pas la permission de rentrer et le bouscule pour m'imposer à l'intérieur. Gustav est là lui aussi, affalé dans le canapé. Il me lance un regard mauvais.
_ Quelque chose ne va pas ? me demande Georg.
_ En effet, ça ne va pas ! Non mais de quoi tu te mêles ! C'est quoi ton but, t'en veux à ma vie ou quoi ! Je ne suis pas un objet ni une suspecte qu'on ferait suivre afin de connaitre tous ses faits et gestes ! Si t'as quelque chose à me demander, viens me voir mais ne te sers plus jamais de Bill comme appât !
Il ravale sa salive pendant que son ami soupire d'un air très agacé. Je croise les bras en attendant qu'on m'éclaircisse.
_ Désolé, dit-il bêtement. Je ne te veux pas de mal.
_ Ça va, ça Bill me l'a sorti des milliers de fois ce matin.
_ Tu faisais quoi quand tu avais quatre ans Eina ?
_ Je n'en sais rien, je me suis fait abandonnée par mes parents biologiques à l'âge de cinq ans. Mais pour être sincère, je ne vois pas ce que ça peut te foutre !
_ Moi, je sais ce que tu faisais à quatre ans.

Je lui lance une gifle sans même m'en rendre compte. Je ne supporte pas qu'on parle de mon enfance, encore moins qu'on prétende en savoir plus sur moi que je ne le sais moi-même.
_ Ne répète jamais ça, je menace.
_ C'est pourtant vrai.
_ Mais la ferme bon sang ! La ferme !
_ Je ne suis pas sûr qu'il y ait de fermes dans le coin, ça ressemble plus à une ville
, ironise Gustav. [La blague pourrie. xD]
Je serre les poings, vaguement énervée. Ou plutôt, très énervée, le sentant prête à exploser d'un instant à l'autre.
_ Mais t'as jamais essayé de te taire toi, dis-je méchamment.
_ Pauvre Will...
_ Will ?
_ Oui, Will. Ton frère, tu te souviens ?
_ Pourquoi tu me parles de Will ! Comment tu sais que mon frère s'appelle Will ! Arrêtez d'étudier sur moi, je vous jure ça fout les boules !

En effet, mon c½ur bat à une allure démesurée, mes jambes vacillent légèrement, me donnant l'impression de flotter au dessus du sol.
_ Mais arrête avec ta parano, je n'ai pas étudié sur toi, Will est mon ami, c'est tout, répond Gustav.
J'ai du mal à enregistrer chacune de ces paroles. Ce blondinet insupportable, l'ami de mon frère ? Ce n'était pas vraiment étonnant de la part de Will, il n'avait jamais vraiment bien choisi ses amis mais tout de même. Quelque chose d'étrange me reliait à ce groupe que je détestais tant. Georg voulait absolument me connaitre bien que je fasse tout pour l'en dégouter. Mes cauchemars avaient repris de plus belle, Chloé paraissait connaitre Gustav et maintenant, mon frère ? Quelque chose cloche.
_ Mais vous êtes qui ?
_ C'est bien la première fois qu'on me demande ça depuis que Tokio Hotel existe
, s'exclame Gustav
_ Eina... il faut que je te montre un endroit, dit Georg. Tu veux bien me suivre pour la journée ?
Ma respiration s'accélère étrangement. Ces yeux rencontrent les miens et je les reconnais. Oui je les connais ces yeux là, je les connais par c½ur. Le petit garçon, il a les mêmes...
Une étrange sensation de sécurité m'enveloppe, mon âme se détache lentement et un drôle de sourire s'aventure sur mon visage pâle.
"Non Eina... ne suis jamais un inconnu. Ne fais confiance à personne."
Je recule d'un pas ferme, mon c½ur fait des bonds incroyables. Je devrais surement plus m'inquiéter d'entendre des voix plutôt que de leur contenu. Pourtant, c'est à peine si je me rends compte de l'anormalité de la situation. Tout ce que je réussis à comprendre, c'est que je suis en danger. Et que véritablement, le danger, c'est eux.

***

Mh... il faut que je reprenne un peu de régularité dans mes suites, je viens de me rendre compte d'un truc horrible (oui, horrible).
Il y a plein de choses que j'avais oublié dans cette fiction. Alors si moi, auteur de cette fiction, j'oublie la moitié de l'histoir,e je n'ose pas imaginer ce que ça doit être pour vous.
Juste un sondage, veuillez y répondre s'il vous plait, si cela ne vous embête pas trop. ;) [vous n'êtes évidemment pas oubligés de répondre à tout, vous n'êtes même pas obligés de répondre tout court.]
_ Qui se souvient que Bill ne voulait plus adresser un mot à la pauvre Eina pendant un temps ? =o
_ Qui se souvient qu'Eina a déjà embrassé Bill et que ce dernier l'a repoussée ?
_ Qui se souvient qu'Eina fait des cauchemars bizarres ? [ça je m'en rappelais tout de même, mais je ne sais pas si c'est le cas de tous.]
_ Qui se souvient que Tom est malheureux et qu'il a eut une conversation bizarre avec son frère dans les jardins, lorsque Eina les espionnait ? [voir chapitre 12 pour ceux que ça intéresse.]
_ Qui se souvient du fils du directeur de l'hôtel, un jeune homme très agaçant ? [il va bientôt réapparaitre, j'ai besoin de lui. ;)]
_ Qui se souvient qu'Eina s'est bourrée la gueule parce qu'elle était pas contente que M. Beul boude dans son coin ? xD
_ Qui n'aime plus trop cette fiction ? =(
_ Qui trouve que je suis beaucoup trop longue à apporter des nouveaux chapitres ?
_ Qui a des questions ? Si oui lesquelles, je me ferais, un plaisir d'y répondre. =)

Voilà, sinon je termine par vous dire que je vais faire tout mon possible pour redevenir un peu plus régulière dans la publication des nouveaux chapitres. Le problème c'est qu'en ce moment c'est la période Bac (comprenez que j'aimerais l'avoir =S) et donc je suis peu souvent devant l'ordinateur. Et aussi, je n'avais plus beaucoup d'inspiration mais MIRACLE ! c'est revenu, j'ai beaucoup d'idées. ;)
Sinon je vous aime les people. (vous aussi ? *Chbaf*)

Muahaha ! Miracle, il y a encore des gens qui viennent sans que je ne les aie pour autant prévenu.
Léonie : Merci beaucoup Mademoiselle. Ma régularité dans la publication devrait revenir lorsque le Bac sera passé. ;)
Chlo' <3

# Posté le samedi 16 mai 2009 08:39

Modifié le mercredi 20 mai 2009 15:56

Deux vies.Chapitre 20 : Si malgré tout ça tourne rond, alors c'est que ça tourne à l'envers.

Deux vies.Chapitre 20 : Si malgré tout ça tourne rond, alors c'est que ça tourne à l'envers.
D'abord et avant toute chose je voudrais fournir une réponse à Marilou : je te remercie pour ton dernier commentaire qui m'a beaucoup touché. Heureuse de t'avoir parmi mes lecteurs. Merci beaucoup. =')

***

Alors que je me rends dans la chambre d'Alexane pour lui expliquer la situation et éventuellement, chercher du réconfort, j'entends celle-ci hurler depuis le couloir. Je fronce les sourcils et rentre à l'intérieur de la pièce.
_ Qu'est-ce qui se passe ? je demande.
_ T'as des nouvelles de Laura ?
_ Aucune, je commence à m'inquiéter. Pourquoi ?

Alex soupire et balance son propre mobile valser à l'autre bout de la pièce. Elle me donne un large sourire avant de faire une tête beaucoup plus sévère qui ne présage rien de bon.
_ Quoi, qu'est-ce qu'il ? je continue.
_ Elle ne répond pas !
_ Je sais, à moi non plus elle ne décroche pas.
_ Et ça te fait rien de plus !

Je soupire et m'assois à côté d'elle. C'est vrai que ces temps-ci j'ai l'impression d'être une mauvaise amie, et de ne plus être moi-même. Une certaine peur qui m'était inconnue auparavant grimpe même dans mon esprit : celle qu'Alexane puisse être déçue par moi.
_ Je ne m'en soucie pas tant que ça, c'est vrai, j'avoue.
_ Sympa l'amie, rétorque Alex.
_ Mais c'est elle qui ne veut pas décrocher ! Que veux-tu qu'on fasse ! Je ferais tout pour qu'elle puisse venir ici avec nous !
_ Même oublier Bill ?

Je lui lance un regard surpris.
_ Pourquoi tu dis ça ?
_ Ne m'en veux pas Eina, mais j'ai l'impression que ce chanteur de toc t'as retourné la tête.
_ Si ça peut te faire plaisir, je me suis disputée avec lui.
_ Mais non ça ne me fait pas plaisir
, soupire-t-elle, tout ce qui fait souffrir ne peut pas me faire plaisir.
Je laisse échapper un vague sourire et souffle un faible « merci ».
_ Faut aussi que je te parle d'un truc, ajoute Alex.
_ Raconte.
_ C'est ma s½ur. Tu ne trouves pas qu'elle est bizarre ? Elle est sensée détester les gars, or moi je trouve qu'ils s'entendent plutôt pas mal. Je l'ai vu avec Gustav et Tom tout à l'heure.
_ Je te rappelle que nous aussi, on ne les aimait pas.
_ Ouais, mais elle sait que je suis là. Normalement, elle ferait tout pour m'éviter le plus possible. Pourquoi elle reste ?

J'hausse les épaules. Ce que j'en pense moi, c'est qu'Alexane préfèrerait que sa s½ur ne soit pas là.
_ J'aime bien Chloé, je crois que tu te fais des idées.
_ Tu ne crois pas que tu t'en fais avec Georg ?
_ Arrête, ce n'est pas comparable, toi aussi tu dis qu'il a quelque chose de louche.
_ Quand même, Chloé n'est pas claire.
_ Parle avec elle, et pour une fois, essayez de vous réconcilier.

Mon amie me lance un regard noir. Je sais bien que ça ne lui plait pas, mais je ne peux pas m'empêcher de dire ce que je pense. Il parait que c'est à ça que servent les amies. Je sors de sa chambre en silence, espérant ne pas l'avoir trop vexée et repensant à Laura qui, seule en Allemagne, ne daigne plus répondre à nos appels. J'espère qu'il ne s'est rien passé de grave, sinon je m'en voudrais toute ma vie.
En descendant les marches de l'escalier, je retrouve dans l'un des grands salons, Bill en train de rire avec Shany. Je n'arrive ni à les foudroyer du regard, ni à sourire ironiquement. Non, tout ce que mon cerveau se sent capable de faire, c'est de bloquer cette image dans mon esprit et de me torturer avec en restant face à eux, de marbre, complètement paralysée. Je ne sais pas vraiment pourquoi je réagis comme ça, au fond, il fait bien ce qu'il veut, lui aussi est un être libre, c'est bien ça qu'il faudrait dire, non ?
Shany m'aperçoit au bout de quelques minutes et fière d'elle, un immense sourire se place sauvagement sur ses lèvres. Elle se lève et se rapproche dangereusement de moi. Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée pour elle, ni vraiment une mauvaise d'ailleurs. J'hésite entre lui foutre un poing à la figure qui pourrait me détendre où rester encore là, comme une nunuche debout qui est dans l'incapacité de réagir.

_ Un problème Eina ? demande-t-elle.
J'aimerais répondre mais ne y arrive pas, la blondasse rigole comme une autruche (lol, j'adore l'expression Eina.) Elle pose ses mains sur ses hanches, à la manière de ces filles pimbêches, typiques des films américains. Je fronce les sourcils et tente de me reprendre. Je secoue la tête, me répétant que je ne dois pas me faire marcher dessus. Chose qu'habituellement, j'arrive très bien à faire.
_ T'es moche, lui dis-je.
Je me demande pendant quelques instants pourquoi est-ce que je lui dis ça, sachant très bien que de toute façon, ça ne la touchera pas. Mais c'est la première chose qui m'est venu à l'esprit et comme les imbéciles, je dis tout ce qui me vient à l'esprit. Bécasse !

_ Alors dans ce cas, tu es sous-moche, rigole Shany.
_ Ouais, pas faux, j'avoue.
Surprise, elle lève un sourcil et par la même occasion, ravie, elle sourit tout en faisait jaillir ses cheveux d'un coup de tête (l'oréal, parce que je le vaux bien).

_ Mais bon on ne peut pas tout avoir, je continue, belle et conne ou moche et intelligente.
_ Tu crois vraiment me faire mal avec ça Eina ?
_ Non, j'avoue être un peu pathétique aujourd'hui. Mais à la différence de toi, moi ce n'est qu'aujourd'hui.
_ En attendant, c'est avec moi que Bill est.
_ Et alors ? Ça change quoi ?
_ Je suis sûre que ça te fout la rage.
_ Moi je suis sûre que Tom serait heureux de l'apprendre.
_ Tom te déteste, il ne t'écoutera jamais.
_ Moi, il m'écoutera
, j'entends siffler derrière moi.
Je me retourne et aperçois Alex. Elle ne m'adresse aucun regard mais se met tout de même de mon côté dans le débat. Ce qui me rassure quelque peu.

_ Toi ! pouffe Shany, tu ne fais pas le poids.
Alexane éclate de rire. Je me demande ce qu'elle a derrière la tête car de mon côté, je me sens nulle et vraiment sans arguments face à la diablesse (je vois bien Shany avec des cornes xD) en face de moi.
_ Je ressemble comme deux gouttes d'eau à ma s½ur, assure Alex, et elle et Tom ont l'air de s'entendre à merveille alors crois-moi, le poids, je le fais. Et maintenant tu fous la paix à Eina où je te pète ta petite gueule de garce, menace à prendre au sérieux je suis de mauvaise humeur en cette belle journée.
_ Vous voulez bien arrêter de vous comporter comme des gamins à la maternelle
, intervient Bill.
_ Oh toi le chanteur de castagnette, je te conseille de te taire pour une fois. Puis arrange-toi avec Eina un peu parce que je commence à en avoir ras le bol !
_ Alex !
je m'exclame.
_ C'est elle qui ne veut plus me parler !
_ Et t'as rien faire pour ? Abruti !
_ Rien fait de mal pour être sincère, mais dans tous les cas ça ne te regarde pas !
_ Et t'es pas avec l'autre blondasse pour l'emmerder tant qu'on y est ! Pour une fois que l'autre dreadé avait raison. Tu me dégoûtes Kaulitz.
_ Je ne me suis pas servi d'Eina !
_ Sinon, le fait que je sois là, ça vous intéresse ?
je demande.
_ Oh non bien sûr, tu ne t'es pas servi d'elle, tu as juste tout fait pour qu'elle s'intéresse à toi avant d'aller vers sa pétasse de pire ennemie. Pardon, c'est vrai que la nuance pourrait presque passer pour une différence FLAGRANTE !
_ Je n'ai pas fait exprès d'aller avec Shany ! Je m'en fous d'elle !

Par la même occasion, je remarque que cette dernière s'est enfuie sans que personne ne s'en rende compte.
_ Ah oui, continue Alex, alors qu'est-ce que tu faisais avec elle là, tout de suite ?
_ MERDE !
j'hurle, mais vous ne pouvez pas la fermer deux minutes ! Et moi, j'ai le droit d'en placer une ?
Une silence prend place, les deux me défient du regard, attendant sûrement avec une impatience démesurée que je débute mes paroles. Seulement je me sens vide, vide d'esprit, vide de mots, vide d'idées. Et je trouve cette situation tout aussi vide, vide de sens. Quelques larmes dévalent lentement sur mes joues. Je prends conscience que c'est Bill qui est devant moi et que je n'ai aucune envie de parler avec lui.
Je me demande si mes nerfs ne vont pas me lâcher dans la minute qui suivra. Alors sans prévenir, je prends la fuite. Bien évidemment, Bill me course, je lui hurle à plusieurs reprises que je ne souhaite pas lui parler. Cette tête de mule n'en a rien à secouer. Je tente vainement de m'échapper dans les jardins, espérant pouvoir me cacher derrière le tronc d'un arbre sans qu'il ne s'en rende compte. Mes jambes ne vont pas tarder à me laisser tomber, je ne suis pas super-woman moi, et le sport me déteste. Ma respiration devient haletante, je voudrais m'arrêter, et qu'il me laisse tranquille. Mais il me rattrape. Je peux enfin me stopper. Je ne sais pas vraiment si je suis soulagée. De ne plus courir, je le suis. De l'avoir en face de moi, je ne le suis absolument pas.

_ Mais tu vas arrêter de me fuir comme ça, s'énerve-t-il, tu m'avais promis !
_ Fiche-moi la paix !
_ Pas question. Tu m'écoutes d'abord !
_ Je ne veux pas t'écouter.
_ J'en ai rien à faire. Bon sang mais qu'est-ce que tu crois ? Que ça m'amusait de chercher des informations sur toi ? Je ne l'ai pas fait par plaisir !
_ Mais tais-toi ! Je m'en fous je te dis !

Et c'est vrai, je m'en fiche complètement qu'il n'ait pas fait ça par plaisir. Tout ce que je vois c'est qu'on ne veut rien me dire même si cela me concerne au premier plan et qu'en plus...
_ Tu t'en fous de moi... je lui dis.
Il fronce les sourcils. Non pas parce qu'il est en colère, plutôt parce qu'il ne comprend pas. Il remarque que je me suis enfin calmée et s'approche à petits pas de moi avant d'entourer ses bras autour de ma taille.

_ Pourquoi tu dis ça ?
Je le repousse et croise les bras sur moi-même. Il semble déconcerté mais ne fait rien pour autant.
_ Parce que. Je croyais que tu allais à cette soirée avec moi parce que tu m'aimais bien. Mais en fait c'était seulement pour que Georg en sache plus sur moi. T'es nul, tu me dégoutes, retourne voir ta Shany !
Ses yeux deviennent ronds comme des billes. Les miens préfèrent laisser s'enfuir deux ou trois perles d'eau. Voyant qu'il ne répondait pas, je me retourne, prête à partir. Mais sa main se pose délicatement sur mon épaule, me suppliant de rester. Je reste pétrifiée sans trop savoir comment réagir.
_ Mais qu'est-ce que tu crois... dit-il, tu crois vraiment que Shany m'intéresse plus que toi ? T'arrives vraiment à croire que je me moque de toi depuis le début ? Pourquoi crois-tu que je m'épuise à me faire pardonner ?
_ A toi de me le dire.

Je l'entends soupirer étrangement. Il me retourne fermement et sans que je n'aie le temps de m'en rendre compte il pose ses lèvres sur les miennes avant de m'embrasser avec passion. Les yeux fermés je m'agrippe à son cou avec vigueur et avec un brin de désespoir, comme si je me raccrochais une dernière fois à la vie, ce qui me semble un peu démesuré. Mais peu importe, je me rends à peine compte de l'endroit où je suis, de l'heure qu'il est, qui il est, qui je suis. Je me fous de tout.
_ Shany pourrait bien disparaitre que je m'en rendrais pas compte, souffle-t-il.
Je rouvre les yeux, à peine consciente. Il m'embrasse une dernière fois et s'échappe petit à petit, jusqu'à ce que son image s'efface. Comme s'il n'avait été qu'un rêve, qu'un mirage. Un beau rêve, un mirage magnifique...

_ Je pourrais te tuer pour avoir tout ce que veux Eina.
Je sursaute légèrement et me retourne. Shany est là, les yeux rouges, le regard vide et sévère. Ses poings sont serrés férocement, tellement qu'ils me feraient presque peur.

***

J'avais envie de mettre du suspense, ça faisait longtemps que je ne l'avais pas fait. =p
Puis ce n'est pas trop méchant puisque de toute façon, cette fois-ci la suite ne mettra pas des mois avant de venir puisque le Bac est ENFIN fini. Du moins, je l'espère, j'ai aucune envie de passer au rattrapage (plan suicide...)
J'aime pas spécialement ce chapitre, je le trouve nul, inspiration : zéro. Je pense que ça se voit, les conversations n'ont rien de palpitant. x) A part la dernière phrase de Shany (ouais, faut bien qu'elle serve à quelque chose quoi ! =D) Mais bon, je ne m'en fais pas, je sais que ça va revenir, ça revient toujours. [ça s'en va et ça revient ! xD]
Donc, je vous avais parlé d'un projet pour quand Eina serait terminée (enfin, pour ceux qui ont vu l'article que j'avais mis il y a de ça trois jours). Je vais vous en faire part tout de suite. D'abord j'avais pensé recommencer une autre fic sur un autre blog (fiction dont les six premiers chapitres sont déjà prêts) mais cela supposait la fin de Fic-TH-Bill, ce qui ne m'enchante guère. Alors je vous propose quelque chose : Je ferai sûrement un come Back de Swann ou un come back de Lyana (si,si, c'est possible, je reprendrais juste avant qu'elle meurt). Pas de panique pour ceux qui n'aurait pas lu Swann et Lyana, je ferais en sorte que ce soit compréhensible sans avoir pour autant qu'il ait la nécessité d'avoir lu leur fiction. Je vous demande juste vos premiers avis là dessus, on en reparlera plus tard bien entendu. Je vous ferai aussi parvenir les deux petits prologues pour le come back de Swann ou le come back de Lyana qui sont presque prêts et vous me direz à ce moment là lequel vous préfèrez. On revoit ça à la fin d'Eina. ;)
Voilà, bisous à tous et j'espère que pour ceux qui comme moi, on passé le Bac, tout c'est bien passé. Pour les L ayant pris spécialité maths (si il y en a), n'avez-vous pas trouvé les exercices durs par rapport au Bac des années précédentes et ce qu'on avait fait en cours ?

# Posté le dimanche 21 juin 2009 14:57

Modifié le dimanche 28 juin 2009 11:47

Deux vies.Chapitre 21 : Retour sur soi-même.

Deux vies.Chapitre 21 : Retour sur soi-même.
Alors que je recule d'un pas faible et craintif, Shany éclate en sanglots devant moi, à genoux pas terre. Je dois dire que je n'aurais jamais imaginé quelque chose de la sorte. L'idée que tout cela puisse être uniquement du cinéma me traverse l'esprit. Je du rester plusieurs minutes sans bouger, juste à l'observer. Mon cerveau se focalisant soigneusement sur elle, je cherche à dégager quelques indices, mais en vain...
Je me rapproche doucement avant de m'accroupir devant elle. Mon c½ur bat étrangement, le sien aussi, je le sens, je le sais. Elle relève son regard vers moi, j'y retrouve quelque chose que je n'avais vu chez Shany, quelque chose qui parait être de la faiblesse. Un brin de faiblesse... Mon c½ur loupe un battement, comme si j'appréhendais la sortie de ces crocs meurtriers qu'elle avait toujours rêvé de planter sur ma peau blanche et fragile.

_ Qu'est-ce que tu as ? je demande innocemment.
La situation est tellement spéciale, que je n'arrive rien à sortir d'autre. Une certaine gène me prend, voir quelqu'un pleurer n'a jamais été quelque chose d'agréable, que ce soit quelqu'un que l'on apprécie ou non. J'en oublierais presque ma pire ennemie. Mon c½ur n'a jamais supporté la souffrance des autres, même celle de Shany. Je sens le vent doux fait remuer mes cheveux sur la droite, me brouillant la vue quelques secondes avant de dégager mon visage. La blonde donne l'impression d'être mon reflet dans un miroir, tout aussi immobile, statue de glace au milieu d'une atmosphère pourtant chaleureuse.

_ Shanzey, répond-t-elle enfin, Shanzey Nodle. Tu comprends Eina ?
Je fais signe de la tête que non. Shanzey, ce doit sûrement être son véritable prénom mais cela ne m'avance guère. A vrai dire je suis plus perdue que jamais, ses yeux embués de larmes paraissent pourtant si sincères, brillant dans la luminosité du jour déjà éclatante. Le doré de sa chevelure renvoie un éclat scintillant qui pourrait presque rendre la vue floue.
_ D'après toi, continue-t-elle, quelle est la ressemblance entre Eina et Shanzey ?
_ Aucune
, je rigole, tu en vois une toi ?
Elle me lance un regard mauvais et secoue la tête en soupirant. Je comprends que ce n'est pas la réponse qu'elle attendait.
_ Tu me détestes, hein ? demande-t-elle.
_ Toi aussi, n'est-ce pas ?
_ Je n'en sais rien.

Je fronce les sourcils et me relève. Elle m'imite et frotte sa robe sur laquelle quelques poussières s'étaient aventurées, ses longs cheveux blonds rebondissent sur ses épaules. J'enfonce mes mains dans mes poches et la détaille toujours, comme si j'espérais par miracle, comprendre ce qu'elle cache derrière chacun de ces mots.
_ En fait, on n'a jamais essayé de se comprendre l'une l'autre, affirme-t-elle. Je ne sais pas si je te déteste, disons qu'on m'a plutôt procréée pour te détester.
_ Qu'est-ce que tu racontes
, je soupire, tu veux en venir où ?
_ Ce que j'essaye de te dire c'est que je ne sais plus où j'en suis. Je ne veux plus me battre avec toi.

Je n'ose pas imager quel aspect peut avoir mon regard. Étonné, blasé, indifférent... je suis comme emprisonnée dans une sorte de brume grisâtre qui m'empêcherait de voir ce qui se trouve derrière son âme.
_ Il y a encore deux minutes, tu étais ravie de foutre la merde entre Bill et moi, je rappelle.
_ Tu l'aimes ?
_ Ça te regarde ?
_ Peut-être pas. En tout cas ne lui en veux pas trop, c'est moi qui ai tout fait pour qu'il s'éloigne de toi et se rapproche de moi.
_ Je le sais bien, tu ne m'apprends rien.
_ Alors met un peu ton amour propre de côté et pardonne-lui.
_ Je peux savoir pourquoi tu fais ça ?
_ Dans la vie, il arrive qu'on apprenne des choses qui changent totalement notre vision du monde. T'avais raison Eina, c'est comme au jeu du chat et la souris, le chat croit gagner pendant la souris prend de l'avance. Et j'ai perdu.

Je me souviens en effet de lui avoir dis ça un matin. Je suis seulement surprise de voir à quel point elle avait retenu mes paroles dans les moindres détails. Et sans me donner plus d'informations, elle s'éclipse. Je la regarde s'en aller sans prononcer le moindre son. Et tandis qu'elle s'éloigne, faisant disparaitre sa silhouette de l'horizon, je remarque une autre personne qui depuis l'hôtel, a tout observé. Je reconnais Gustav, l'½il mauvais. Il soutien mon regard pendant une minute qui semble durer une éternité puis il se retourne, disparaissant à son tour.

Le soir, après avoir surpris Alex et Georg en pleine discussion mouvementée, je m'aventure dans les jardins de l'hôtel. L'air frai vient fouetter mon visage et je respire profondément, comme si j'avais été privée d'oxygène pendant des heures. Je lève la tête vers le ciel rempli d'étoiles. C'est beau des étoiles, ces petites choses étincelantes accrochées sur un tapis bleu nuit. Je m'assois en tailleur sur un banc et repense à cette drôle de journée. Les efforts de Bill pour accéder à mon pardon, la prestation touchante de Shany dont je cherche toujours les raisons et puis Gustav... je sens bien qu'il cache quelque chose. Trop de monde cache un secret dans mon entourage. Moi la première, du moins ma mémoire me joue des tours.
Je secoue la tête de droite à gauche en tentant vainement de me retirer ces idées de la tête. Une pluie fine commence à couler gentiment du ciel bleu nuit, je pense qu'il serait alors temps que je rentre, mes cheveux vont être horribles si je reste là-dessous. Je me lève et retourne à l'intérieur de l'hôtel en trainant vulgairement des pieds. Le bruit de mes semelles caressant le sol est d'ailleurs le seul son audible, le reste n'est que silence, on dirait que le monde s'est endormi.
Je monte les escaliers, évitant toujours les ascenseurs comme s'ils étaient la peste. Je remarque les marches blanches qui pourraient passer pour de la porcelaine tellement elles sont impeccables.
En relevant les yeux, je comprends qu'il va me falloir croiser Monsieur « mon père c'est le patron de l'hôtel ». Je soupire inlassablement, finalement, peut-être que les escaliers aussi me porte malheur. L'homme me reconnait et fronce les sourcils. Je l'ignore mais il ne semble pas vouloir me laisser partir ainsi. Je ne peux m'empêcher de penser que des gens cherchent vraiment la merde. Ne croyez-vous pas ?

_ On ne dort pas à cette heure-ci, ah c'est beau tiens ! s'exclame-t-il.
Je me retourne vers lui en soupirant. Dommage que Georg ne soit pas là, mon bassiste à l'air de lui faire plus peur que mes petits poings qui je l'avoue face aux siens, sont ridicules. Je fais la moue et croise les bras.

_ C'est quoi encore votre problème, vous !
_ Oh fais attention au ton que tu prends avec moi petite !
_ Quand vous me parlerez poliment.
_ Tu ne sais pas qui je suis, tu peux avoir de gros ennuis!
_ Oui, Monsieur est le fils du patron, c'est ça ? Et alors, je dois fermer ma gueule parce que vous avez plus de pouvoir que moi ici ? Vous rêvez.

Je le vois s'énerver et bizarrement, enfin pas si bizarrement que ça d'ailleurs, je le sens mal pour ma petite gueule. Je pose un pied en arrière et descends une marche en dessous. Les poings de l'homme se referment, comme si j'allais bientôt en recevoir un dans la figure. Les battements de mon c½ur s'accélèrent, j'hésite à courir, m'enfuir. Cependant je me retire cette idée de la tête, il court certainement plus vite que moi et il connait les endroits mieux que moi. La meilleure solution c'est sûrement de lui faire face et d'éviter les coups. Enfin, ce n'est pas comme si j'avais été championne de judo durant ma vie.
_ Dommage, cette fois tu n'as personne pour t'aider, dit-il l'air menaçant.
Je rigole doucement, espérant détendre l'atmosphère. Je m'insulte de tous les noms intérieurement, me demandant comment je fais pour en si peu de temps, arriver à m'attirer autant d'ennuis. Ce doit-être une fatalité qu'en pensez-vous ?
_ Tu paries combien ? entend-t-on soudainement.
Je me retourne, Georg est là. Surprise et rassurée à la fois, je le questionne du regard. Mais il n'y répond pas. Les sourcils froncés il se met derrière moi et pose ses mains sur mes hanches. Il lance un regard noir à l'homme face à nous qui semble se calmer, ou plutôt essayer de se calmer.

_ Je croyais avoir été clair la dernière fois, s'énerve Georg.
_ Dîtes-lui de retenir ses mots, il y aura moins de problèmes.
_ Et moi je vous conseille de ne pas vous en prendre à elle, c'est comprit ?

L'homme ne répond pas, il me lance un dernier regard mauvais et s'en va en silence. Je ne comprends pas comment Georg peut avoir autant d'autorité sur lui mais ne pose pas de questions, pensant qu'il ne doit pas être de bonne humeur à en juger le ton de sa voix. Je monte les escaliers jusqu'à ma chambre où un silence entre lui et moi règne cruellement. Devant ma porte, je me retourne une dernière fois vers le bassiste qui s'apprête à partir.
_ Attend, je supplie.
Il se retourne et me regarde, attendant que je dise quelque chose. Je baisse la tête, un peu gênée et tripote nerveusement mes doigts.

_ Merci, dis-je simplement.
_ De rien, mais évite de parler avec lui.
_ Il me parle mal !
_ Laisse-le dire.
_ Comment tu fais pour qu'il t'obéisse comme ça ?
_ On est de bons clients et c'est bon pour leur popularité qu'on soit là.
_ Ah. Je vais finir par devoir t'appeler mon héros, tu es toujours là au bon moment.
_ Il faut croire.

Il garde un air un air sévère et me fait un signe de la main avant de s'en aller d'un air maussade. J'hausse les épaules avant d'entrer dans ma chambre. La couleur orangée des murs me dérange ce soir-là. Je pose mon regard sur le lit dont les draps sont légèrement froissés. Dehors, le temps est devenu plus violent. Les gouttes d'eau viennent s'écraser contre la vitre, formant un son destructeur. De l'orage est apparu, peu à peu.
Debout dans cette chambre, mes yeux sont restés bloqués sur une photo posée sur le chevet. Des photos, j'en ai plein, mais celle-ci j'en suis certaine, elle n'est pas à moi. L'idée que quelqu'un puisse être entré dans la pièce sans que je ne m'en sois rendue compte me fout la trouille. La lumière qui émane de la lampe s'échappe de temps en temps suite à de faibles coupures de courant, le temps semble saccadé, comme s'il m'échappait. Ma vie s'écoule à une allure que je ne connaissais pas, des images font leur apparition dans ma tête. Des images foudroyantes, elles viennent par milliers, s'aventurent dans mon esprit comme de courts éclairs. Puis cette voix...

" Il y a autre chose, Eina, autre chose. Autre chose que tu ne sais pas. Tu ne sais pas où est ta place..."
Les battements de mon c½ur s'accélèrent, la lumière reste stable pendant quelque temps, me laissant le loisir d'observer la photo dans ses détails. Je me reconnais, à l'âge de quatre ou cinq ans, habillée d'une robe grise déchirée et dans un lieu dont j'ignore l'existence. J'étais assise sur les genoux d'un garçon à peine plus âgé que moi, il souriait en regardant sur sa gauche. Je connais ce visage... je le connais très bien.
Un coup de tonnerre éclate, de petites gouttes d'eau coulent du coin de mes yeux sans que je ne comprenne l'origine de leur naissance. Elles glissent jusque dans mon cou, séchant peu à peu. Les coupures de courant recommencent, rapides, tellement qu'on pourrait presque ignorer leur existence. Mes yeux se ferment méchamment, j'entends le son de ma respiration qui se fait bien trop saccadée. J'ai l'impression qu'une force qui m'est étrangère s'empare de mon âme. Je me sens tomber sans rien pouvoir faire. Mes mains tremblantes essayent de s'agripper à une accroche invisible avant que le poids de mon corps tombe impitoyablement sur le parquet froid de la chambre. Puis, dans un soupir, mon âme se réapproprie mon corps. Mon âme toute entière...

« Cours Eina ! Cours ! »
« Maman... Eina est malade. »
La vie de l'homme est un labyrinthe infernal dont la sortie n'existe pas. On fini seulement par mourir d'épuisement. On vit un extrême un jour, pour vivre l'autre extrême le lendemain. L'humain peut se comporter de différentes manières, sans même en avoir la pleine conscience. Je sentis mes démons faire irruption dans mes souvenirs cette nuit là, et non plus dans mes rêves.
« Tu te souviens Eina ? »
Allongée par terre, deux larmes terminent leur trajet sur mes joues. Et enfin, un courant d'air passe délicatement et fait tomber comme une feuille de papier, la photo des deux enfants...

# Posté le dimanche 28 juin 2009 11:20

Modifié le lundi 06 juillet 2009 10:13

Hey people ! =)

Hey people ! =)
Salut à tous !
Bon tout d'abord je vous annonce que j'ai mon Bac. Muahahahaha ! =D
Ensuite je vous fait part d'une nouvelle de la plus haute importance (genre). Vous vous souvenez que je vous avais parlé d'une future et nouvelle fiction ? Ouais et bien ça y est, elle est en ligne :
Lamour-des-mots.sky
Je vous donne un avant goût de la fiction :


"Laissez-moi vous dire que Jonnah n'est pas amoureuse. Jonnah est sûrement folle et puérile, mais elle n'aime pas. Jonnah rêve, Jonnah danse, Jonnah chante, Jonnah crie, Jonnah part. Et Jonnah ne revient pas.
_ Jo'...
Et elle sourit, tant pis si la vie ne veut plus d'elle, tant pis si des larmes coulent sur les joues de l'être qu'elle chérissait tant. Oui tant pis, son esprit n'est pas assez grand. Il n'y a pas la place pour tout le monde et son rêve ne partage pas son temps."

Donc évidemment, vous êtes pas obligé d'y aller, j'interdis toute personne de se pointer là-bas par obligation, compris ? xD
Bien entendu je continue Eina (je vous abandonne pas hein) et une dernière précision : la nouvelle fiction n'a aucun personnage de Tokio Hotel. Ouais, je les ai viré de mon imagination, pourtant Bill a essayé de s'incruster mais je lui ai hurlé dessus, il a compris. x)
Voilà, bisouille les gens, je vous aiiime. <3

# Posté le jeudi 09 juillet 2009 07:52

Modifié le lundi 13 juillet 2009 11:39